Et les amours ?

Publié le par Les Petits Bavardages de Magalie

Et les amours ?

Je t’ai déjà parlé de Monsieur Coquillettes (ou Meetic #3) : dans ce premier article quand j'ai commencé à avoir des doutes, puis dans un second quand j'ai franchi le pas de la rencontre, dans un troisième pour notre seconde rencontre et dans un dernier pour annoncer la rupture.

 

Malgré notre très courte histoire, car notre rupture est arrivée très rapidement derrière, nous avons continué à nous parler.

Très régulièrement.

Quasiment tous les jours en fait.

Pas en journée ni le week-end généralement, mais à peu près tous les soirs de semaine.

Tu te demandes peut être de quoi on arrive à parler tout ce temps ? De tout et de rien, on n’est jamais à court de sujets. Et c’est comme ça depuis le début, donc depuis mi-mai.

 

Pour autant, comme je ne remettais pas en doute la cause de sa décision d’arrêter notre relation (il me voyait plutôt comme une amie), je n’ai jamais tenté de relancer l’affaire.

Confirmation que j’ai d’ailleurs eue quelques temps après où on parlait sentiments, qu’il m’a dit qu’il m’appréciait vraiment et que, me concernant, je lui ai demandé : « Mais seulement comme une amie ? » et qu’il m’a répondu : « Malheureusement, oui. »

 

Seulement, quelques temps après, il m’a avoué que si ça s’était passé dans d’autres circonstances (il a du, et doit encore, affronter un deuil familial très difficile), il n’aurait peut être pas arrêté.

Ah ?

Mais je n’ai pas trop soulevé ni enchaîné, car à cette époque j’étais « en couple » avec mon ancien collègue. Ce qu’il savait, tout comme je lui ai dis comment ça s’est déroulé et finalement terminé.

 

Et puis petit à petit, il a commencé à lâcher des perches, par-ci, par-là, notamment une fois où on parlait de nous deux, je lui ai dis que je comprenais qu’il n’ait pas été bien à cette époque et il m’a répondu qu’en effet ça avait été difficile pour lui, qu’à ce moment il ne savait plus trop où il en était ni ce qu’il voulait, mais  « Peut-être un jour, qui sait », sous entendu qu’il ne laissait pas la porte fermée à une nouvelle tentative. Ce à quoi j’ai répondu un simple « Oui, peut être », qui sous-entendait également que je n’y étais pas opposée.

 

Je me souviens également qu’il m’a demandé 2 ou 3 fois si j’avais quelqu’un en vue. Mais sans se positionner, juste à me dire que je trouverai forcément quelqu’un un jour, qu’il n’y avait pas de raison car j’étais quelqu’un de bien et que je le méritais.

 

Courant août, il m’a dit que ça allait mieux de son côté, qu’il se disait de plus en plus que ce serait bien d’être avec quelqu’un, qu’il en avait de plus en plus envie, qu’il se posait des questions, qu’il voulait avoir une famille.

Mais ne sachant pas s’il m’en parlait dans un but amical ou non et ne préférant pas trop m’aventurer sur un terrain que je pourrais regretter (me faire renvoyer dans mes quartiers « amicaux »), j’ai essayé d’être le plus neutre possible, en lui disant que c’était un bon progrès, pour lui, et que c’était aussi mon envie, donc que je le comprenais.

De ce côté, on a été clairs dès le début, on cherche tous les deux à avoir une relation stable et fixe, pour construire quelque chose. On n’a pas envie de passer le temps et de s’amuser. On souhaite quelque chose de sérieux et non pas des amourettes de passage.

 

Et puis un soir, fin août, on a parlé lieu de vie et je lui ai dis que je n’étais pas contre re-déménager pour habiter à côté de ma sœur (ma mère partant du département courant 2018 et mon père n’étant déjà quasiment plus chez lui, il ne me restera à proximité que ma sœur et sa famille), soit à côté de chez lui, car il est à 15 minutes. Mais que ça dépendrait aussi de ma vie et de mon futur, que je partirai de chez mon père pour 3 motifs : si je pète un plomb et qu’il me gonfle pour je ne sais quelle raison (normalement on cohabitera peu, mais il peut s'avérer très pénible parfois, même à distance), s’il décide de rendre sa location et que je n’ai pas le choix ou pour raison sentimentale (cohabitation avec un chéri).

Puis c’est devenu un peu plus sérieux, avec beaucoup de sous-entendus des deux côtés, espérant sans doute que l’autre crache le morceau ! et c’est finalement venu de moi, quand il m’a demandé de lui dire franchement ce qu’il en était et que je lui ai dis que ce qu’il y avait entre nous ne me laissait pas indifférente, qu’on s’entendait bien, qu’on discutait bien. Ce à quoi il a répondu que ça ne lui déplaisait pas et qu’il se posait des questions depuis quelques temps. Ce qui était mon cas aussi, surtout qu’il m’a envoyé des signaux inverses et que du coup je ne savais plus quoi penser …

 

Il m’a répondu qu’il se disait souvent que je pouvais lui correspondre. Mais qu’en ce moment c’est délicat pour moi aussi, rapport à mon déménagement, mon ex, tout ça.

A ce moment-là, j’ai compris qu’en plus de sa situation il aurait du vivre avec ma situation personnelle également, à savoir que par obligation, l’Ex a du revenir habiter quelques semaines à l’appart pendant l’été et j’avoue que je comprends … je ne suis pas sûre que j’aurais accepté l’inverse … Ca le gênait qu’on ait toujours cet appart en commun et surtout qu’on cohabite (un peu plus tard on en a reparlé et en fait il pensait qu’on dormait dans la même chambre, point que j’ai clarifié en lui précisant qu’absolument pas, que chacun avait sa chambre). Je l’ai également rassuré en lui disant que même si je m’entendais bien avec, nos contacts étaient à 90 % en rapport avec l’appart et le boulot. Il ne sait rien de ma vie amoureuse, ou alors les infos ne viennent pas de moi, et inversement.

Du coup, il a proposé qu’on attende que ce problème soit réglé pour repartir à zéro, car ça le travaillait aussi depuis qu’on parlait tous les deux. Ce que j’ai accepté, totalement convaincue par le fait que pour que je puisse avancer correctement, il fallait en effet que je me sépare de tout ça.

 

Il a fini par m’avouer que tout ce qu’il m’avait dit depuis quelques temps était relativement dirigé et volontaire. En gros, il attendait que je me lance ! car lui ne disait trop rien par rapport à ma situation. Sauf que moi je ne savais pas vraiment si je me faisais des idées ou non …

 

Ce soir-là, on a commencé à parler à 19h45 et on s’est quittés à … 3h du matin ! autant dire que la nuit a été courte (et que je bossais le lendemain, réveil à 6h15), surtout que je ne me suis évidemment pas endormie desuite.

 

Il y a eu ce « truc » dès le début entre nous.

Une forme de connexion, de complicité. Un vrai coup de cœur, réciproque, je pense.

On se ressemble énormément, on a beaucoup de points communs, on pense la même chose sur beaucoup de sujets, il a de l’humour, il est extrêmement gentil et il est clair sur ses projets.

Présenté comme ça, on pourrait dire que c’est mon idéal.

 

Après, comme je le précisais dans un article, je n’ai pas eu de coup de cœur physique, mais est-ce qu’on doit s’arrêter à ça quand tout le reste, ou du moins en grande partie, semble fonctionner ? surtout que les histoires que j’ai eues avec des hommes qui me plaisaient vraiment physiquement ont finalement été les plus douloureuses et les plus mensongères car ils se sont avérés être de beaux salauds.

Mais également car je suis absolument loin d’être parfaite de ce côté aussi … et que je ne souhaite pas qu’on ne m’en tienne rigueur.

 

Je repartirai dans cette histoire avec beaucoup de précautions, la première fois m’ayant un peu calmée. J’y croyais tellement que la chute a quand même été un peu rude. Mais je ne lui en veux pas du tout car je comprends ses raisons.

Et puis on ne se connait pas vraiment au fond, et ce n’est pas parce que ça marche par écrit et à distance que ce sera le cas en tant que couple.

Il faudra surtout discuter de cette histoire d’amitié, car je ne tiens pas à me retrouver dans le même cas qu’en juin, donc bien vérifier qu’il voit en moi et dans cette relation plus que ça.

Et puis être sûre de mon côté aussi ...

Il y a des sentiments des deux côtés c’est évident, mais il reste à les définir en nous revoyant et surtout, avec le temps.

 

A ce jour on attend que ma situation soit réglée ; je quitte l’appartement définitivement dimanche car on signe lundi prochain en fin de journée.

Dans la foulée on se verra sûrement, même si pour le moment je ne sais pas quand vu qu’on attend la fin de toute cette partie de ma vie pour en discuter un peu plus sérieusement (et je t'avoue quand même que ce n'est pas évident et qu'il me faudra peut être un peu de temps mentalement et moralement pour m'en défaire, car c'est la fin de 12 ans, dont 9 et demi de relation et quasiment 6 dans cet appart ...).

Ensuite on avisera sur le moment.
Autant ça reste une chouette amitié, autant notre première histoire (que je ne considère pas vraiment comme une relation, car officiellement et en tant que couple, nous avons seulement passé une simple soirée repas/télé ensemble) était juste calée sur un mauvais timing et avec le temps on construira une belle histoire ...

Publié dans Le Coin Intime

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